dimanche 24 août 2014

Paris - Santiago Juillet 2014

Reprise, remise en forme et correction des messages Facebook ...

Départ ... (tour Saint-Jacques évidemment).

















J1, Aunay sous Auneau, Eure-et-Loir, 95 km. Bisous les filles !

J2. Faux départ. Après 30 km sous la pluie, une pédale se bloque et je ne peux pédaler qu'avec un seul pied. Appel au secours et retour à Aunay. Re-bisous les filles !

J3, Chateaudun, Eure-et-Loir, 104 km (en passant par St Prest :-). Il n'a pas plu de la journée. En arrivant, je m'installe et il se met à pleuvoir. Je m'en sors bien !

 J4, Vouvray, Indre-et-Loir, 118 km (en comptant les détours pour trouver pédales+cales-pieds à Chateaudun, plus celui à cause d'un pont condamné, plus les 12 derniers kilomètres pour trouver un camping parce que celui où je voulais m’arrêter a fermé). A part ça, ça roule!

Une maison troglodyte (?) sur une colline.

J5, Obterre, Indre, 104 km (vent du nord, ça aide). A peine pleuvioté dans la journée et il se met à pleuvoir pendant que je monte la tente.

Misère, dernier travelling cookie.

J6, Montmorillon, Vienne, 87 km (faut savoir se ménager, et en plus il y avait moins de vent pour). Super ballade. Traversée de la Brenne. Des étangs, des bocages, des petites routes et peu de villages traversés.

La Creuse vue du viaduc de Leblanc (500 m de long, 27 m de haut et il est transformé en piste cyclable !).

J7, Roumazières, Charente, 87 km. Beaucoup de voies vertes mais sans revêtement. C'est plat mais pas facile quand même et en plus, c'est souvent entre des haies d'arbres et on ne voit pas souvent le paysage. L'alternative, c'est de prendre les petites routes à côté, mais là ça monte et ça descend, ça monte surtout, donc retour sur la voie verte.

Des fois, il en reste pas grand chose de la voie verte !

J8, Sireuil, Charente, 82 km.

J9, Bayas, Gironde, 86 km. Pas trop froid pour un mois de novembre, mais il a plu toute l'après-midi. Le monsieur du camping m'a proposé de dormir au sec dans une petite salle.

J10, Langon, Gironde, 89 km. Traversée des vignobles de Saint-Emilion et pas une dégustation !

Saint-Emilion (en fait, je viens de vérifier, il était breton le saint !) .

J11, Roquefort, Landes, 83 km. Traversée des Landes avec d'immenses lignes droites toutes plates dans la forêt.


Ce matin, il y avait une cigale sur ma tente (j'ai oublié de dire qu'il faisait nettement plus chaud). Pendant que je rangeais, une caravane est arrivée avec un vieux couple. Le monsieur : 76 ans, 12000 km à vélo par an. Ils revenaient d'une rencontre cycliste au Portugal. Finalement, ils m'ont invité à manger avec eux.



J12, Saint-Sever, 53 km (forcément après l'apéro et le repas avec les cyclistes). Encore les Landes et traversée de Mont-de-Marsan le premier jour de la feria, plein de monde avec des foulards bleus et des déviations partout. J'ai été tout droit.

J13, Saint-Sever, 0 km. Jour de repos. Ils avaient annoncé 40° et la piscine est à côté.

On dirait le sud.

J14, Saint Cricq du Gave, Landes, 92 km. De la pluie, un orage, une voie verte cabossée, la routine. Et j'ai dormi dans les bois, camping trop loin.


Sur la voie verte, je me suis arrêté et j'ai appuyé mon vélo contre un poteau. Et j'ai posé les lunettes sur les sacoches. Évidemment, le vélo n'a pas tenu droit et est tombé. J'ai retrouvé les lunettes accrochées comme ça à une rambarde avec un petit ruisseau en-dessous. Gloops.


J15, Saint Jean Pied de Port, Pyrénées Atlantiques, 70 km. Dernière étape en France, plus que 800 km ! Biz!

J16, Pamplona, Navarra, 77 km. Bon, le col de Roncevaux, c'est fait. Moins de dénivelé que prévu. Suffit juste d'être patient (7 km/h quand ça monte bien) et en plus il y a deux autres cols un peu moins hauts qui suivent.


Arrivé à Pampelune, direction centre ville, puis direction la petite rue où il y a du monde et là je trouve une chambre. Et juste en dessous de ma fenêtre, il y a un groupe qui s'installe juste après pour jouer. Heureusement, ils sont vraiment bons. 


Extrait:



Gogoratu toi même!

J17, Viana, Navarra, 88 km (en fait, tout près de Logroño). J'avais pas bien compris mais passé Roncevaux, ça continue à monter. En fait, il y eu autant de dénivelé que le jour de la montée au col. J'ai commencé à regretter la Loire. J'ai aussi essayé de rouler sur le chemin. Après quelques kilomètres de chemin empierré, de pousser le vélo, et de "buen camino" à tous les gens croisés, retour sur la route (très calme la plupart du temps). A part ça, les paysages sont superbes et j'ai dormi dans une pinède.


 J18, Belorado, 84 km. Beaucoup plus plat. Mauvaise surprise : au bout d'un moment, l'autoroute qui double la nationale disparait et la nationale récupère le trafic. Donc plus de camions mais je roule sur la bande d'arrêt qui est bien large et aussi neuve que le reste. Bocadillo jamon y queso au village d'arrivée et je dors à côté d'une petite rivière.


Est-ce que je dois continuer ?

J19, Burgos, 59 km. Pour éviter la nationale, je prends un itinéraire bis. On me fait signe plusieurs fois que je ne suis pas sur la bonne route et quelqu'un m'explique que ça monte beaucoup. Effectivement, ça monte (en fait il y a un col) mais c'est joli et tranquille. Rapide balade dans Burgos, très animé et tout en zone piétonne.


J20, Fromista, 77 km. Cette fois le chemin semble fréquentable (genre route agricole) et je le suis presque toute la journée. A part un passage en sentier de chèvres et une montée à 12% passée en poussant, c'est juste magnifique.


J21, León, 121 km. En début de journée, le chemin suit la nationale qui suit l'autoroute. Je reste sur la nationale beaucoup plus confortable et je perds le chemin. Pas grave mais plus de kilomètres sur des routes toutes droites dans un paysage tout plat. Encore un camping fermé, je vais jusqu'à León pour trouver une chambre.


J22, Santa Colomba de Somoza, 73 km. Presque toute la journée sur le chemin. Plus de cailloux que de chemin en fait.


Beaucoup de cailloux ! 


... et du soleil. 


J23, Villafranca del Bierzo, 72 km. Je reste sur la route, le chemin n'est jamais très loin. Ça monte et il fait bien chaud.


Pas de béquille ? Un bout de ficelle pour laisser le vélo dans une position digne. (Et j'étais planqué sous les branches pour faire une pause) .
 

J24, Sarria, 76 km. Au lieu de suivre la nationale (jamais beaucoup de voitures), je suis l'itinéraire vélo fléché (ça arrive). J'ai commencé à avoir des doutes après avoir vu plusieurs petits panneaux "vous voulez un cheval pour monter à O Cebreiro? ". Et ça a monté jusqu'à un tout petit village, et moi je faisais des zigzags sur la route pour avoir un peu moins de pente.


Après la montée au petit village, j'ai rattrapé la nationale en me disant maintenant ça va descendre. Bonne blague. En fait, il y a encore deux cols après.


 J25, Arzua, 83 km. Paysages verts et vallonnés. Montées et descentes en conséquence. Je retrouve un belge rencontré à Burgos qui en est à sa quinzième crevaison et qui va dans l'autre sens parce qu'il a oublié son portable 15 km avant. Je retrouve aussi un cycliste américain. On fait quelques kilomètres et on se pose dans un champ.

Les pèlerins. Tout est est organisé pour eux sur le chemin. Ravitaillement, bars, fontaines, albergues...

J26, Santiago, 41 km. C'est fait ! Encore quelques jours pour aller voir la mer.


J27, Estorde. Hier, au lieu de passer une nuit à Santiago, je continue en direction de la mer avec Peter l'américain. On se sépare dans la matinée et je prends le chemin vers Fisterra, la fin du chemin au bord de la mer, là où les pèlerins ramassaient les coquilles. 



 La fin du chemin. Au phare de Fisterra.

Et la fin de la terre.

J29. Retour vers Santiago. Je croise de nouveau le cycliste belge. Cette fois, il pousse son vélo parce qu'il a encore crevé. Coïncidence ou contagion, j'ai ma première crevaison dans l'après-midi.

J31, maison ! Un abrazo muy fuerte a todos.