lundi 3 août 2015

Brisbane Cooktown - Mai 2015

Compilation des messages postés sur Facebook pendant mon périple au mois de mai.

J1. 27 avril. Brisbane. 16km (sans compter l'avion). Vélo en bon état malgré l'état du carton. Premiers km pour rejoindre le backpacker (rouler à gauche!) . Après ça, sieste puis courses. Ça roule!
C'est bien un bout de piste cyclable à gauche. Un peu déroutant mais très bien indiqué.
Premier aperçu sur Brisbane centre.
Du backpacker au centre ville en navette sur le fleuve. Ça commence pas trop mal.

J2. 28 avril. Caboolture. 60 km. Pas de wifi ni au camping ni au macdo. Sortie de Brisbane compliquée malgré quelques kilomètres sur une promenade en bord de mer (l'océan pacifique quand même).


J3. 29 avril. Coolum Beach. 100 km. Encore pas mal de trafic mais ça devrait s'arranger. Par contre, le temps est de grisâtre à pluvieux. Le camping a un accès direct sur la mer, mais je ne pense pas que je vais en profiter.
En Australie, les oiseaux attaquent les cyclistes !

J4. 30 avril. Gympie. 92 km. Aujourd'hui la météo, c'était entre petite pluie et déluge, toute la journée. Alors ce soir, c'est hotel. Quelqu'un me trouve une place dans les sous sols pour faire sécher ma tente, me montre où dormait les mineurs et l'escalier qu'ils prenaient pour aller au bar. Je le retrouve plus tard et il m'offre ma bière en disant "enjoy the hospitality". Tout va bien!


J5. 1er mai. Gympie. 0 km. Journée de repos à l'hôtel. Pas de regret, il a plu toute la journée. En fait, c'était plus que du mauvais temps un peu plus au sud (d'où je viens) avec avis de tempête et d'inondation qui faisaient la une à la télé.


Shanghai Tango


1er mai. 7h du mat. Départ. Grand beau temps !

J6. 1er mai. Maryborough. 94 km (en comptant le détour parce que la route que je voulais prendre est coupée par une inondation) . Tout le chemin sur la highway, circulation supportable, vent favorable et des beaux paysages. Et pas une goutte de pluie!


J7. 2 mai. Bundaberg. 116 km. Grosse étape pour me caler avec les étapes suivantes. Du vent un peu pénible le matin (vers l'ouest) mais ça allait mieux cet après midi (vers le nord). Pas de wifi, pas de photos. De toute façon, c'est toujours une grande route toute droite avec des eucalyptus de chaque côté !

J8. 3 mai. Fingerboard Roadhouse. 95 km. Pas de wifi. Pas d'eau, pas de douche non plus. Petite route assez calme mais des petites côtes toute la journée. Première crevaison : j'ai roulé sur une lame de couteau :(. Pneu et chambre coupés sur un centimètre. Ça a fait pschit d'un coup.

J9. 4 mai. Gladstone. 98 km. Je me suis arrêté dans un backpacker. La dame me dit qu'elle a vu passé 2 autres cyclistes depuis 15 jours. Je ne suis pas tout seul !


J10. 5 mai. Rockhampton. 115 km. 30°. Eau tiède dans les bidons. Grandes routes toutes droites et toutes plates et un petit vent dans le dos une partie de la journée. J'ai retrouvé la Bruce Highway et on ne va plus se quitter jusqu'au bout.


J'ai déjà fait un bon morceau, non ? Pour suivre au jour le jour le: gilles-arcas.travelmap.fr

J11. 6 mai. Rockhampton. Jour de repos. J'ai cherché des renseignements sur la suite de l'itinéraire, pas grand chose à part des tous petits bleds, des stations service et un camping sur les 300 prochains kilomètres.

J12. 7 mai. Marlborough. 106 km. Route super. La station fait camping de fortune avec douche à 3$ mais un peu trop près de la route.


J13. 8 mai. Clearview. 106 km (encore). Super journée (encore). Moins de monde sur la route, des grandes distances sans rien, et camping sur la plage à l'arrivée.

J14. 9 mai. Clairview (et pas Clearview). 0 km. Journée de repos au bord de la mer. Baignade déconseillée alors j'ai joué aux fléchettes la moitié de l'après-midi avec les gens du camping.


A propos de l'accent australien : ce qui se dit "eille" en anglais, se dit "aille" en australien. Ainsi "Dave" se dit "Dailleve", "go safe" se dit "go saillefe" et "8" se dit "aillete". Ça n'arrange pas mes problèmes de compréhension. Je rencontre tout le temps des gens qui aimeraient bien discuter mais la conversation est souvent difficile.

J15. 14 mai. Mackay. 130 km (vent favorable). C'est tellement bien le vélo quand le vent va dans le bon sens, que la route est presque plate et qu'il ne pleut pas. Et ben, c'est maintenant !

J16. 15 mai. O'Connel River. 107 km. Vent de pas vraiment utile à gênant. Ça marche pas à tous les coups. Emplacement au camping super près de la rivière malheureusement à une portée de canne à pêche de la highway. Et bien sûr, pas question de se baigner dans la rivière.


Dans tous les campings, il y a des cuisines aménagées avec frigo, bouilloire, grille pain, etc. Je ne veux surtout pas en rajouter sur les petites bêtes d'ici mais je vous présente quand même ma copine du frigo !

J17. 16 mai. Airlie Beach. 50 km. Petite ville très touristique, plein de bars et de backpackers. C'est aussi la ville la plus proche des Whitsunday Islands. Du coup, j'ai pris demain une ballade en bateau d'une journée dans les îles avec deux endroits de plongée libre. Une journée ça suffira bien, je suis pas là pour ça quand même.

L'arrivée à Airlie Beach.

 J18. 17 mai. Airlie Beach. Difficile la ballade en bateau. Beaucoup de vent, beaucoup de vagues et tout le monde était trempé malgré les ponchos. On a quand même atteint une crique pour plonger avec masque et tuba. Très joli. L'eau est super bonne, la combinaison c'est juste pour se protéger des méduses qui tuent même si c'est plus la saison. Finalement, on n'a pas vu les plages et la ballade est écourtée. En échange, dîner offert ce soir et la même sortie offerte pour une prochaine fois.

J19. 18 mai. Bowen. 84 km. Camping. Un peu de pluie pendant la nuit et un vent à décorner les kangourous heureusement dans le bon sens. Pas de wifi alors juste une photo avec le téléphone du vélo en état de marche.


J20. 19 mai. Ayr. 122 km. Journée euphorique. Super route, super paysage, pas de ville entre le départ et l'arrivée, seulement une station, presque plat et le vent dans le dos presque tout le temps. Dans l'autre sens, ça aurait été un enfer ! Backpacker un peu moisi en chambre de 6. Ça peut pas être tellement plus inconfortable que la tente humide le matin (et c'est le même prix que le camping).


Un point sur la route ... Au jour le jour : gilles-arcas.travelmap.fr .

J21. 20 mai. Townsville. 93 km. Ce matin, j'ai discuté avec un cycliste (australien) qui avait fait la traversée nord-sud, Darwin-Adelaide, 3000 km, plus grande distance sans ravitaillement : 250 km. Ça fait envie non ?


J22. 21 mai. Ingham. 110 km. Camping à 3 km du centre ville mais hyper bien tenu. Les campings australiens sont toujours nickels mais celui là particulièrement. Alors pour changer des photos de route, voici une photo de cuisine. Bon après, le soir il y a les crapauds.


J23. 22 mai. Cardwell. 65 km. Je pars très tard et j'arrive ici trop tard pour rejoindre la prochaine ville (je vous ai dit qu'il fait nuit noire à 6h ?). Je fais le plein d'eau et je sors de ville pour aller camper dans les bois en bord de mer. Peut-être pas une bonne idée, c'est le paradis des moustiques.


J24. 23 mai. Innisfail. 100 km. J'ai croisé un cycliste anglais qui va dans l'autre sens. On discute 5 minutes au bord de la route. Il veut aller jusqu'à Sydney et sait qu'il ne va pas dans la bonne direction pour le vent. Je n'ai pas voulu lui dire à quel point je pensais que ça devait être dur dans l'autre sens.

J25. 24 mai. Innisfail. Journée de repos. Je pars en ballade pour descendre la rivière d'un côté, jusqu'à Coquette Point où on peut voir de temps en temps des casoars, puis de l'autre jusqu'à Flying Fish Point. Ni vu de casoars ni de poissons volants mais j'ai vu quand même un petit kangourou.

J26. 25 mai. Cairns. 97 km. Ville très animée, plein de bars et de touristes. Au camping, je retrouve des gens avec qui j'avais fait la ballade en bateau. Un deuxième kangourou en deux jours.


Dur de reprendre la route.

J27. 26 mai. Mossman. 85 km. En partant de Cairns, je discute avec une cycliste qui propose de m'héberger quand je reviens en fin de semaine. Je fais ensuite le détour par l'aéroport où j'apprend qu'il y a des cartons à vélo. Après 15 km de 4 voies et de circulation, la route devient plus tranquille et longe de temps en temps la mer. Finalement, j'arrive juste au camping pour avoir le temps de faire quelques longueurs dans une piscine de 50m (doit y avoir 2000 habitants ici) dans laquelle il n'y a personne.

J28. 27 mai. Mt Carbine. 67 km. La journée commence par une montée de 400 mètres pour passer de la plaine au niveau de la mer vers les plateaux. Après ça, route superbe et paysage de savane. Camping 10$, c'est plutôt au-dessus de 25$ d'habitude. Par contre pas de réseau téléphone et l'eau potable, c'est en jerrycan chez les gens qui s'occupent du camping. Mais ils sont adorables et m'offrent une ration de poulet en sauce avec des légumes.


J29. 28 mai. Lakeland. 119 km. Pas un troquet pendant 85 km. Au bout de 20 km, une montée de 150 mètres qui finit sur un beau point de vue sur la plaine qu'on vient de traverser.


J30. 29 mai. Cooktown. 81 km. Arrivé !


samedi 20 juin 2015

Comment récupérer son activité Facebook

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dimanche 24 août 2014

Paris - Santiago Juillet 2014

Reprise, remise en forme et correction des messages Facebook ...

Départ ... (tour Saint-Jacques évidemment).

















J1, Aunay sous Auneau, Eure-et-Loir, 95 km. Bisous les filles !

J2. Faux départ. Après 30 km sous la pluie, une pédale se bloque et je ne peux pédaler qu'avec un seul pied. Appel au secours et retour à Aunay. Re-bisous les filles !

J3, Chateaudun, Eure-et-Loir, 104 km (en passant par St Prest :-). Il n'a pas plu de la journée. En arrivant, je m'installe et il se met à pleuvoir. Je m'en sors bien !

 J4, Vouvray, Indre-et-Loir, 118 km (en comptant les détours pour trouver pédales+cales-pieds à Chateaudun, plus celui à cause d'un pont condamné, plus les 12 derniers kilomètres pour trouver un camping parce que celui où je voulais m’arrêter a fermé). A part ça, ça roule!

Une maison troglodyte (?) sur une colline.

J5, Obterre, Indre, 104 km (vent du nord, ça aide). A peine pleuvioté dans la journée et il se met à pleuvoir pendant que je monte la tente.

Misère, dernier travelling cookie.

J6, Montmorillon, Vienne, 87 km (faut savoir se ménager, et en plus il y avait moins de vent pour). Super ballade. Traversée de la Brenne. Des étangs, des bocages, des petites routes et peu de villages traversés.

La Creuse vue du viaduc de Leblanc (500 m de long, 27 m de haut et il est transformé en piste cyclable !).

J7, Roumazières, Charente, 87 km. Beaucoup de voies vertes mais sans revêtement. C'est plat mais pas facile quand même et en plus, c'est souvent entre des haies d'arbres et on ne voit pas souvent le paysage. L'alternative, c'est de prendre les petites routes à côté, mais là ça monte et ça descend, ça monte surtout, donc retour sur la voie verte.

Des fois, il en reste pas grand chose de la voie verte !

J8, Sireuil, Charente, 82 km.

J9, Bayas, Gironde, 86 km. Pas trop froid pour un mois de novembre, mais il a plu toute l'après-midi. Le monsieur du camping m'a proposé de dormir au sec dans une petite salle.

J10, Langon, Gironde, 89 km. Traversée des vignobles de Saint-Emilion et pas une dégustation !

Saint-Emilion (en fait, je viens de vérifier, il était breton le saint !) .

J11, Roquefort, Landes, 83 km. Traversée des Landes avec d'immenses lignes droites toutes plates dans la forêt.


Ce matin, il y avait une cigale sur ma tente (j'ai oublié de dire qu'il faisait nettement plus chaud). Pendant que je rangeais, une caravane est arrivée avec un vieux couple. Le monsieur : 76 ans, 12000 km à vélo par an. Ils revenaient d'une rencontre cycliste au Portugal. Finalement, ils m'ont invité à manger avec eux.



J12, Saint-Sever, 53 km (forcément après l'apéro et le repas avec les cyclistes). Encore les Landes et traversée de Mont-de-Marsan le premier jour de la feria, plein de monde avec des foulards bleus et des déviations partout. J'ai été tout droit.

J13, Saint-Sever, 0 km. Jour de repos. Ils avaient annoncé 40° et la piscine est à côté.

On dirait le sud.

J14, Saint Cricq du Gave, Landes, 92 km. De la pluie, un orage, une voie verte cabossée, la routine. Et j'ai dormi dans les bois, camping trop loin.


Sur la voie verte, je me suis arrêté et j'ai appuyé mon vélo contre un poteau. Et j'ai posé les lunettes sur les sacoches. Évidemment, le vélo n'a pas tenu droit et est tombé. J'ai retrouvé les lunettes accrochées comme ça à une rambarde avec un petit ruisseau en-dessous. Gloops.


J15, Saint Jean Pied de Port, Pyrénées Atlantiques, 70 km. Dernière étape en France, plus que 800 km ! Biz!

J16, Pamplona, Navarra, 77 km. Bon, le col de Roncevaux, c'est fait. Moins de dénivelé que prévu. Suffit juste d'être patient (7 km/h quand ça monte bien) et en plus il y a deux autres cols un peu moins hauts qui suivent.


Arrivé à Pampelune, direction centre ville, puis direction la petite rue où il y a du monde et là je trouve une chambre. Et juste en dessous de ma fenêtre, il y a un groupe qui s'installe juste après pour jouer. Heureusement, ils sont vraiment bons. 


Extrait:

video

Gogoratu toi même!

J17, Viana, Navarra, 88 km (en fait, tout près de Logroño). J'avais pas bien compris mais passé Roncevaux, ça continue à monter. En fait, il y eu autant de dénivelé que le jour de la montée au col. J'ai commencé à regretter la Loire. J'ai aussi essayé de rouler sur le chemin. Après quelques kilomètres de chemin empierré, de pousser le vélo, et de "buen camino" à tous les gens croisés, retour sur la route (très calme la plupart du temps). A part ça, les paysages sont superbes et j'ai dormi dans une pinède.


 J18, Belorado, 84 km. Beaucoup plus plat. Mauvaise surprise : au bout d'un moment, l'autoroute qui double la nationale disparait et la nationale récupère le trafic. Donc plus de camions mais je roule sur la bande d'arrêt qui est bien large et aussi neuve que le reste. Bocadillo jamon y queso au village d'arrivée et je dors à côté d'une petite rivière.


Est-ce que je dois continuer ?

J19, Burgos, 59 km. Pour éviter la nationale, je prends un itinéraire bis. On me fait signe plusieurs fois que je ne suis pas sur la bonne route et quelqu'un m'explique que ça monte beaucoup. Effectivement, ça monte (en fait il y a un col) mais c'est joli et tranquille. Rapide balade dans Burgos, très animé et tout en zone piétonne.


J20, Fromista, 77 km. Cette fois le chemin semble fréquentable (genre route agricole) et je le suis presque toute la journée. A part un passage en sentier de chèvres et une montée à 12% passée en poussant, c'est juste magnifique.


J21, León, 121 km. En début de journée, le chemin suit la nationale qui suit l'autoroute. Je reste sur la nationale beaucoup plus confortable et je perds le chemin. Pas grave mais plus de kilomètres sur des routes toutes droites dans un paysage tout plat. Encore un camping fermé, je vais jusqu'à León pour trouver une chambre.


J22, Santa Colomba de Somoza, 73 km. Presque toute la journée sur le chemin. Plus de cailloux que de chemin en fait.


Beaucoup de cailloux ! 


... et du soleil. 


J23, Villafranca del Bierzo, 72 km. Je reste sur la route, le chemin n'est jamais très loin. Ça monte et il fait bien chaud.


Pas de béquille ? Un bout de ficelle pour laisser le vélo dans une position digne. (Et j'étais planqué sous les branches pour faire une pause) .
 

J24, Sarria, 76 km. Au lieu de suivre la nationale (jamais beaucoup de voitures), je suis l'itinéraire vélo fléché (ça arrive). J'ai commencé à avoir des doutes après avoir vu plusieurs petits panneaux "vous voulez un cheval pour monter à O Cebreiro? ". Et ça a monté jusqu'à un tout petit village, et moi je faisais des zigzags sur la route pour avoir un peu moins de pente.


Après la montée au petit village, j'ai rattrapé la nationale en me disant maintenant ça va descendre. Bonne blague. En fait, il y a encore deux cols après.


 J25, Arzua, 83 km. Paysages verts et vallonnés. Montées et descentes en conséquence. Je retrouve un belge rencontré à Burgos qui en est à sa quinzième crevaison et qui va dans l'autre sens parce qu'il a oublié son portable 15 km avant. Je retrouve aussi un cycliste américain. On fait quelques kilomètres et on se pose dans un champ.

Les pèlerins. Tout est est organisé pour eux sur le chemin. Ravitaillement, bars, fontaines, albergues...

J26, Santiago, 41 km. C'est fait ! Encore quelques jours pour aller voir la mer.


J27, Estorde. Hier, au lieu de passer une nuit à Santiago, je continue en direction de la mer avec Peter l'américain. On se sépare dans la matinée et je prends le chemin vers Fisterra, la fin du chemin au bord de la mer, là où les pèlerins ramassaient les coquilles. 



 La fin du chemin. Au phare de Fisterra.

Et la fin de la terre.

J29. Retour vers Santiago. Je croise de nouveau le cycliste belge. Cette fois, il pousse son vélo parce qu'il a encore crevé. Coïncidence ou contagion, j'ai ma première crevaison dans l'après-midi.

J31, maison ! Un abrazo muy fuerte a todos.